C’est bien une manie française que de changer le nom d’un film anglais en…anglais ! Night Call (à l’origine Night Crawler) sortira dans vos salles le 26 novembre.

Mais moi, reporter de choc (et habitant outre atlantique) vous offre la possibilité de découvrir  en avant-première ce chef d’œuvre réalisé par Dan Gilroy (à qui l’on doit également Real Steel et Jason Bourne l’Héritage).

Synopsis : Plantons d’abord le décor : Lou Bloom, un homme à la recherche d’emploi, ferait tout pour que quelqu’un l’accepte dans n’importe quel corps de métier, même si cela veut dire être un stagiaire et ne pas être payé. Désespérément optimiste, il s’entête à tirer le meilleur de chacun, en étant toujours étrangement poli. Jusqu’au jour ou lorsqu’il rentre chez lui, un accident de voiture attire son attention. Les caméras de TV affluent, veulent la meilleure image qu’importe la sécurité de la victime. Fasciné par cet engouement, Lou décide alors de traquer les meilleures histoires de Los Angeles et de les revendre à une chaîne de TV demandant toujours plus de sang et de drame. Ici commence son histoire, ainsi que celle de son partenaire Rick,  prêts a tout à travers les rues de Los Angeles.

Autant dire que lorsqu’on regarde la bande annonce et ce petit résumé, les choses ne sont pas les mêmes. J’ai d’abord hésité à aller le voir car la bande annonce me faisait vraiment flipper et je n’aime pas trop le surplus de suspens. J’ai quand même pris mon courage à deux mains et voilà ce que j’en ai retiré.

Jack Gyllenhaal au sommet de son art

Autant dire que c’est LA performance de ce film. Sans lui, le film n’existerait pas. Gyllenhaal a dû perdre plus d’une dizaine de kilos pour rentrer dans la peau de son personnage, le rendant méconnaissable. Il incarne Lou dans ce film, un homme que je caractériserais de prêt a tout pour satisfaire ses besoins. A la limite du sociopathe, il s’en fout de vous mettre en danger du moment qu’il récupère ses précieuses images spectaculaires. Il est très minutieux, voudra toujours faire de son mieux et c’est en ça qui effraie également. Il veut toujours voir le meilleur de chaque opportunité mais cette obsession vous laisse plaquer au fond de votre siège.  Vous ne pourrez néanmoins que lui porter de la sympathie car, d’apparence c’est le mec le plus normal du monde, on pourrait presque avoir pitié de lui. Mais quelque chose nous dérange et c’est là que le jeu de Gyllenhaal est monstrueux. Je n’arrive même pas à expliquer clairement le jeu de l’acteur avec des mots qui me paraissent adéquats !

Une histoire pas « Made In Hollywood »

Mais quelle originalité dans le scénario ! Je n’ai jamais vu de film traitant de ce sujet (à ma connaissance). Je pense que c’est ce qui fait la force du film également. On ne sait pas à quoi s’attendre, même si évidemment, les spéculations vont bon train, rien de ce que vous pourrez imaginer ne va se produire, je vous le garanti. Pourtant c’est un scénario très simple, on ne va pas chercher midi à quatorze heure mais cela reste néanmoins ultra efficace !

Il n’y a pas de gentils ou de méchants, tout est complexité et en même temps simplicité. Complexité à travers le personne de Lou qui brouille les pistes par son comportement et son attitude. Vous pensez le connaitre et avoir cerné le personnage au bout des 5 premières minutes mais vous avez tellement tort ! Simplicité car on n’a pas besoin de se creuser la tête devant ce film on se laisse juste emporter par le moteur ronronnant de la Mustang traquant chaque histoire sanglante de Los Angeles.

Vous l’aurez compris, Night Crawler c’est un peu mon coup de cœur de la semaine, qui d’ailleurs a été salué par la critique au pays du caribou. Je vous conseille donc d’être ai rendez-vous au cinéma le 26 Novembre prochain et d’apprécier ce film monstrueux avec un bon popcorn à la main (ici si tu n’en a pas on te dévisage même pendant le film). Bon film !

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