Aujourd’hui je vous propose la suite de nos tests plateforme avec un titre qui a marqué l’année 2013 : Rayman Legends.

Éditeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft Montpellier
Type : Plateforme
Sortie : 29 Août 2013 – (20 Février 2014 sur Nextgen)
Support : Wii U – Xbox 360, PS3, PSVita, PC, Xbox One, PS4
Classification : Tous publics

La force principale de ce Rayman est sans aucuns doutes son esthétique. En effet le titre est graphiquement bluffant. Le jeu des couleurs et l’ambiance exceptionnelle retranscrit par l’UbiArt Framework nous permet de traverser des niveaux magnifique sans aucuns ralentissements, tout en se dotant d’effets de lumière somptueux. La patte graphique permet de retrouver une ambiance bien spécifique à chaque monde et niveaux tout en gardant une fluidité parfaite.

Les musiques permettent une immersion totale mais aussi bien plus. En effet à l’image des Mario Galaxy, certains niveaux vous demanderont de tendre l’oreille pour savoir quand sauter selon le rythme de la mélodie. Mention spéciale aux niveaux musicaux parfois loufoques, parfois épiques et qui exigent souvent une bonne dose d’adresse.

Et en parlant des musiques de Rayman Legends, on y retrouve des sonorités allant du classique au rock pur, ce qui n’était pas pour déplaire à Deloriand qui parfois se mettait à battre la mesure sur le canapé.

Bien entendu graphisme et musique ne sont que la moitié du travail et le jeu trouve sa force, sa qualité sur un autre point : le Level design.

Les niveaux sont divisés en différents tableaux composés de différents stages. Chaque stage nous proposera un thème particulier et réussira à se renouveler malgré le grand nombre de niveaux disponibles (plus de 120). Si l’on n’atteint pas la fraîcheur d’un Super Mario 3D World (SM3DW), le jeu n’a pas à rougir et propose des niveaux qui resterons dans les mémoires et qui arrivent à surprendre tout au long de l’aventure.

Ainsi vous passerez des niveaux de plateformes classiques à des courses poursuites endiablées. Vous retrouverez les phases en moustiques déjà présentes dans Rayman Origins ou encore les phases de vol où il faudra jouer avec les courants aériens. Enfin vous plongerez au plus profond des mers pour un monde aquatique très inspiré James Bond et Splinter Cell.

Vous l’aurez compris techniquement le jeu est très bon mais qu’en est il du gameplay ?
Eh bien il faut clairement le dire, Rayman n’a pas la profondeur d’un SM3DW. En effet les différents sauts disponibles sont bien moins nombreux que ceux de notre plombier moustachu.
Ainsi donc, Rayman peut sauter en dosant la hauteur, sprinter, frapper et planer. Vous pouvez évidemment rebondir sur les murs, glisser sur le ventre ou vous accrocher à des lianes. Si évidemment le gameplay est plus limité qu’un Mario, cela à l’avantage d’être également plus accessible pour les novices et surtout intuitif dès les premières minutes de jeu.

Vient maintenant la principale critique si j’ose dire. En effet Rayman tend à imposer un rythme rapide dans la progression des niveaux. J’entends par là que vous serez tenté de sprinter de bout en bout de chaque tableau. Cet état de fait est à la fois une force et une faiblesse du jeu.

Une force car on a rarement le plaisir de jouer à un jeu aussi rapide, nerveux et où chaque action se fait de manière fluide et immédiate.
Une faiblesse car cela nous fais bâcler les niveaux et passer parfois à côté de nombreux passages, ou bonus.

En effet, dans chaque niveau vous aurez deux objectifs. Le premier étant d’acquérir un nombre minimum de Lums, le second de récupérer tous les Ptizêtres capturés dans le niveau. Les Lums vous permettront de débloquer des costumes différents ainsi que des tickets à gratter qui vous octroieront soit de nouveaux Lums supplémentaires, soit des bestioles qui produisent aussi des Lums en continu, mais aussi des niveaux bonus de Rayman Origins !

Les Ptizêtres eux seront nécessaires pour débloquer les niveaux supérieurs, à l’image des étoiles vertes de Mario. Du gros contenu donc et l’énorme satisfaction d’avoir deux jeux en un puisque le premier volet, Rayman Origins, est présent au sein de cet opus. Petit bémol sur les costumes à débloquer qui nécessites parfois une telle quantité de Lums qu’il faudra refaire le jeu plusieurs fois et cela n’est pas très agréable…

Au niveau de la difficulté, de nombreux débats ont eu lieu sur le net notamment avec la comparaison avec SM3DW et Donkey Kong Country Tropical Freeze (DKCTP).
De notre point de vue, Rayman Legends n’est pas dur. Dans l’ensemble le jeu est facile d’accès, avec une difficulté bien dosée. Même les niveaux musicaux en mode 8 bits ne résisteront pas à un joueur comme Delo habitué de la série.

Le vrai challenge se trouvera dans les niveaux envahis. Ces niveaux possèdent un compte à rebours et vous devez arriver en moins de 40 sec à la fin pour réussir à sauver les Ptizêtres. Si ces niveaux peuvent au départ paraître difficiles, vous vous apercevrez que la plupart se négocient très vite car il ne s’agit enfin de compte que d’une série de sauts précis.
En finalité seul un ou deux niveaux envahis m’ont vraiment posé problème, ce qui n’est pas le cas dans SM3DW où beaucoup plus de niveaux m’ont bloqué un moment.

Il serait criminel de ne pas parler du multi-joueurs. La version Wii U qui, outre l’avantage de la rétrocompatibilité des périphériques de la Wii par rapport à la concurrence, permet de jouer à 5 joueurs.

Oui 4 joueront sur l’écran de la TV, le cinquième jouera sur l’écran du Gamepad. Sur la TV le gameplay est le même qu’en mode solo, vous contrôlez votre personnage. Sur le Gamepad, le joueur contrôle Murphy, un crapaud volant.

Murphy représente en fait votre doigt et votre mission sera d’aider vos compagnons à progresser dans les niveaux. Cela se divise en plusieurs cas. Certains passages vous demanderons d’ouvrir des portes, de bouger des murs pour permettre à vos amis de passer alors qu’une coulée de lave les poursuit.
D’autres vous demanderont de couper des cordes ou de distraire des ennemis en les touchants. Enfin vous pourrez également déplacer les bonus vers vos camarades ou encore mettre les Lums en rose pour que ces derniers comptent double dans le score.

Clairement le multi-joueurs est très bon et promet de nombreuses heures de rigolades. Néanmoins il possède aussi des points négatifs.
En effet, la vitesse imposé par le jeu, fait qu’en multi-joueurs cela deviens vite brouillon. On ne sait plus où est notre personnage avant de s’apercevoir que ce dernier est mort. La caméra se calque sur le premier et du coup vous êtes obligé de suivre la marche sous peine de vous faire rattraper par le scrolling.

De plus cela amènera à des situations où vous passerez à côté de nombreux bonus car le groupe aura tendance à avancer. Ce problème présent dans les New Super Mario Bros (NSMB) est récurent certes mais avec la vitesse de progression de ce Rayman, cela devient vite très désagréable. De ce côté SM3DW, même si étant un jeu 3D, s’en sortait beaucoup mieux.

Enfin notons la présence d’un mode online, qui se présente sous la forme de plusieurs défis, quotidien, hebdomadaire ou mensuel face à des fantômes d’autres joueurs. Le but est à l’image de Trackmania, de faire le meilleurs temps/score pour garder sa place et remporter de nombreux Lums. Ce mode est vraiment sympa et permet de compenser le jeu solo et l’absence des potes.

En conclusion ce Rayman Legends est un bon jeu de plate-forme que tout aficionado se doit de posséder. A la fois facile d’accès et pourtant complexe sur la fin, il permet de passer de bons moments seul ou entre amis. La capacité de jouer à 5 n’a pas de prix surtout sur un titre d’une qualité technique impeccable.
Malgré quelques défauts qui s’imposeront à nous, ce Rayman Legends est sans nul doute l’un des meilleurs jeux de plate-forme de ces dernières années.

– Spartan F57 –

  • Des graphismes travaillés
  • La direction artistique
  • Les musiques
  • La variété des niveaux
  • Les moins
  • Un multi-joueurs brouillon
  • Un rythme trop rapide pour tout trouver
  • L’absence de vrais défis
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