[TEST] The War of Mine

Jour 1 :
Voilà plusieurs mois que la guerre civile a enflammé le le pays. Il ne reste aujourd’hui que des ruines sur ce qui fut un jour une belle nation. Mon pays, mon chez moi, il n’en reste plus rien et pourtant je suis encore là à survivre parmi les rats et la crasse. Il est désormais trop tard pour fuir. La région est en effet ravagée par de nombreux affrontements entre les différentes milices et je ne donne pas cher du pauvre bougre qui tentera le voyage. Tout ce qu’il nous reste à faire désormais c’est survivre. Survivre à cette guerre que je n’ai pas déclenché, pas voulu, dont je ne comprends ni les raisons, ni le déroulement. Coupé du monde, je ne peux qu’attendre en serrant les dents.

Piégé au milieu de l’horreur et de la violence, cette guerre est pourtant mienne.

Jour 2 :
Je fais désormais parti d’un groupe de survivants. Nous sommes tous plus ou moins malades et la faim se rappelle régulièrement à notre bon souvenir. Mais heureusement nous avons un toit et un abri où passer la nuit. Notre refuge est certes en piteux état mais les murs solides de cette grande maison ont su résister aux affrontements et aux tirs de mortiers. Après avoir passé la nuit à discuter nous avons décidé de nous établir ici. Il reste désormais beaucoup à faire. Notre priorité reste la récolte de nourriture et de médicaments car nous sommes sur les réserves et nous allons bientôt en manquer.

En fouillant les décombres, quelques ressources rudimentaires et quelques matériaux nous ont permis de construire un lit pour que les plus faibles puissent se reposer. Un seul lit… il faudra se reposer à tour de rôle. De plus, les nuits ne sont plus très sures et nous avons décidé d’instaurer des tours de garde. Cette nuit ce sera mon tour et j’espère ne pas m’endormir. Dans mon malheur, la faim qui commence à me tirailler le ventre ne me laisse que peu de répit pour sombrer dans le sommeil.

Pavle, l’un des membres du groupe, s’est porté volontaire pour aller explorer les environs cette nuit. Sortir en pleine journée serait de la folie. Une fois le soleil couché, les rues sont désertes et nous pouvons passer inaperçus. Dans notre voyage pour rejoindre notre nouveau foyer, Pavle avait remarqué la présence d’un ancien hôtel non loin d’ici. Avec un peu de chance, nous trouverons de quoi nous nourrir et mieux encore nous soigner. Avec de la chance…

[TEST] The War of Mine

Jour 3 :
La nuit fut calme mais je suis épuisé. Pavle est revenu le sourire aux lèvres et les poches pleines. Des matériaux, du bois, des pièces de toutes sortes mais surtout des médicaments et de la nourriture. Epuisé lui aussi, il fut le premier à se reposer. Je trouvais encore la force de cuisiner un repas rudimentaire mais chaud grâce à un four de fortune. Nous récoltions l’eau de pluie mais il nous fallait des filtres pour la purifier. Heureusement, Pavle nous avait ramené de quoi en fabriquer un. Après avoir nourrit les autres membres du groupe, je me suis effondré sur l’unique chaise de la maison et je me suis endormie.

Cette nuit, Pavle monterai la garde, quant à moi je partirai en exploration. Un vieil entrepôt était visible au loin et certains matériaux nous seraient bien utiles. Il fallait absolument être un maximum autonome en eau et surtout en nourriture ! La construction d’un potager était selon moi la meilleure solution à tous nos problèmes. Je dois me concentrer sur cette idée afin d’écarter la souffrance et la peur de mon esprit. La nuit était en train de tomber et la lune commençait à apparaitre dans le ciel nuageux de ce mois d’aout. Dans quelques heures je serais dehors.

Jour 7 :
Cela fait maintenant quelques jours que je n’ai pas écrits dans ce journal car j’étais complètement absorbé par les taches la journée et épuisé une fois la nuit tombé. Nous avons été débordés mais les travaux et les réparations avancent bien. Les malades ont guéri doucement mais surement et nous avons finalement trouvé un rythme parfait pour nos tours de garde et d’exploration. Je n’ai hélas pas encore pu installer mon potager mais des pièges à rats furent installer dans les sous-sols. On dirait du poulet, en plus sec. Mais en ragout, cela donne du cœur au ventre.

Le reste des provisions se résume à quelques conserves récupérées durant nos sorties nocturnes. Cela nous servira en cas de coup dur, il ne faut pas gaspiller la nourriture et consommer ce qui ne peut être conservé. Cette nuit, je suis de nouveau de sortie. Chaque soir, je m’aventure un peu plus loin dans mon exploration. Je prends des risques mais j’ai eu pour l’instant de la chance de ne rencontrer aucunes embuches. J’espère que cela continuera encore quelques temps.

[TEST] The War of Mine

Jour 8 :
Nous avons été attaqués cette nuit. Pavle a été blessé en tentant de repousser nos assaillants. Notre uniquement couteau nous a bien servi et ces rodeurs peu téméraires ont vite déguerpi à la vue de l’arme blanche qui luisait à la lumière de la lune. Aucunes provisions ne semblent manquer. Dans notre malheur nous avons eu encore une fois de la chance. Nous avons de quoi construire le potager, mais ce nouveau danger nous pousse à revoir nos priorités. Nous avons commencé la construction de barricades. Il ne servirait à rien d’avoir le ventre plein si l’on venait nous couper la gorge dans notre sommeil.

Un homme est venu à notre rencontre aujourd’hui. Faible et seul, il nous a demandé notre aide. J’ai longtemps hésité. Une bouche supplémentaire à nourrir n’est vraiment pas ce qui m’enchante le plus mais l’homme semble habile dans le bricolage et… mais qu’est-ce que je raconte ! Me voilà en train de résumé la vie d’un homme a ses capacités et son potentiel. Non et non ! Si je dois mourir pour avoir sauvé la vie d’un homme et bien j’en accepte les conséquences. Je ne laisserai pas ce pauvre homme mourir de faim et se faire égorger par la milice.

Notre groupe s’agrandit et la faim se fait ressentir de plus belle. Mais je ne regrette pas ma décision. J’ai fait le bon choix. Ou plutôt le moins pire. Mes décisions se résument à minimiser les dégâts. Il n’y a pas de bon choix, seulement des moins pires.

Jour 10 :
La nourriture est un vrai problème. Nos réserves s’amenuisent et certains membres du groupe sont tombés malades. Les médicaments ne manquent pas mais nous allons être à court de conserves. Si nous ne trouvons rien dans la journée de demain, je ne donne pas cher de notre peau. Je pars en exploration ce soir. J’emmène avec moi une pelle et un couteau, on ne sait jamais. Les affrontements se sont déplacés et le centre-ville est désormais inaccessible pour faire des fouilles. Cela tombe très mal car j’avais repéré une habitation qui aurait pu nous être salutaire en ressources et en nourriture.

Eh bien non, il faudra se contenter d’un autre entrepôt un peu plus au nord. Grâce à une radio réparée par notre nouveau camarade, j’ai pu avoir des nouvelles du front mais aussi des milices. Je ne serai pas seul cette nuit…

Jour 11 :
J’ai tué un homme… il ne m’avait rien fait et pourtant je l’ai tué. Je ne peux pas dire que je n’ai pas eu le choix. J’aurai pu le laisser passer et me contenter de faire demi-tour sans me faire remarquer. Mais j’avais repéré un frigo en état de marche dans la pièce en face. Nous mourrions de faim et je n’avais qu’à faire quelques mètres… justes quelques mètres. Puis j’ai sorti la lame de mon couteau et un coup net et précis, j’ai ôté la vie à cet homme. Il n’était pas très vieux, peut-être 35 ans. J’ai fouillé son cadavre pour récupérer ce que je pouvais et j’ai finalement réussi à ramener un sac complet de nourriture, ainsi qu’un fusil de chasse. Cela nous sera très utile.

Je n’ai pas parlé de cette nuit aux autres mais ils l’ont deviné à mon visage. Ils me soutiennent et me font confiance je le sais bien.

Jour 13…15 : Je ne dors plus… les jours j’enchainent et se ressemblent. Je reste là à me trainer péniblement d’une pièce à l’autre. Je suis surement malade…

[TEST] The War of Mine

Jour 19 : Nous avons construit notre potager, enfin ! Les premières légumes sont déjà en train de pousser. Il était temps car les premières neiges commencent à tomber. Nous avons réparé la vieille installation pour nous chauffer. Le bois ne manque pas. Pour faire pousser les plantes, nous avons fabriqué une lampe à chaleur. Cela devrait suffire à nous nourrir cet hiver.

Jour 20 : Des hommes nous ont attaqué cette nuit. Ils n’ont rien pris, ils n’en ont pas eu le temps. C’était mon tour de garde et j’ai fait ce que j’avais à faire. Mon fusil était chargé… ils n’avaient pas à venir nous voler. Ils étaient sans doute venu pour de la nourriture, affamés qu’ils étaient. Mais je n’ai pas fait l’erreur de les laisser passer. C’était eux ou nous… eux ou nous… Ce soir je repars en expédition. Nous avons de quoi nous nourir et de quoi nous soigner. Je crois que je vois enfin le bout de cette guerre !

[TEST] The War of Mine

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One Response so far.

  1. Pour moi, c’est un des meilleurs jeux de guerre auxquels j’ai eu la chance de pouvoir jouer. Je ne regrette pas cet achat, et j’ai même pris le DLC pour les enfants.

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